Lors d’un décès la question du choix entre inhumation et crémation arrive rapidement. Le premier élément est de respecter les volontés du défunt. C’est pourquoi il est important de se questionner à ce sujet avant un décès. Voici une fiche pratique concernant ces deux pratiques de funérailles.

L’inhumation : la coutume la plus répandue

L’inhumation est la tradition la plus répandue en France comme dans le reste du monde. Elle consiste à mettre en terre le corps du défunt après son décès. Il s’agit de la pratique la plus souvent prescrites par les textes religieux. Sa force symbolique est très forte : l’être humain, né de la Terre, y retourne après sa mort. La cérémonie qui accompagne l’inhumation est l’occasion pour les proches du défunt d’adresser leur dernier adieu et de se recueillir tous ensemble. Elle joue un rôle important dans le cadre du travail du deuil, qui suit nécessairement la perte d’un être cher.

Dans la grande majorité des cas, l’inhumation s’effectue dans un cimetière et très rarement dans une propriété privée. Elle doit avoir lieu entre 24 heures et 6 jours après le décès (le week-end n’étant pas pris en compte dans le décompte). L’inhumation est soumise à une autorisation administrative : ce que l’on appelle le permis d’inhumer, et à une obligation : l’utilisation d’un cercueil.

Pour être enterrée dans le cimetière d’une commune, la personne doit : ou résider dans la commune, ou être inscrite sur les listes électorales de la commune,  ou posséder une sépulture familiale dans l’un des cimetières de la commune ou être décédée dans la commune concernée.

La crémation : une pratique de plus en plus répandue

Interdite pendant des siècles, la crémation a été de nouveau autorisée en France en 1883. Aujourd’hui, la pratique de la crémation – aussi appelée incinération – est de plus en plus répandue en France, mais demeure minoritaire. Elle ne concerne qu’un tiers des funérailles. Sa pratique a été autorisée par l’Eglise en 1963, mais reste interdite par la religion musulmane et la religion juive. Ce sont souvent des personnes athées ou laïques qui optent pour la crémation.

La crémation consiste à réduire le corps du défunt en cendres à l’aide d’un four chauffé à près de 900 degrés. Il existe aujourd’hui quelques 200 crématoriums répartis sur tout le territoire français. La crémation peut faire l’objet d’une cérémonie, tout comme pour l’inhumation. Il est possible de faire une cérémonie laïque composée de plusieurs étapes ritualisées : entrée, musique, moment de recueillement, hommages et évocation du défunt, départ du cercueil.